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Les dix points marquants du marché automobile en 2020 : drôle d'année

2020 aura été une année pleine de surprises pour le marché automobile français.

Les dix points marquants du marché automobile en 2020 : drôle d'année

Durant cette année 2020 très spéciale, tous les fondamentaux du marché automobile français du VP neuf ont été bouleversés, entre volume global historiquement faible et évolutions significatives du mix énergétique, du grammage en CO2 ou encore des canaux.

 

564 161 unités perdues par rapport à 2019

En décembre 2020, 229 581 véhicules particuliers neufs ont trouvé preneur, contre 255 456 à la même période de l’année précédente, soit un repli de 10,1 % en données brutes. A nombre de jours ouvrés comparables (21 jours en décembre 2019 et 22 jours en décembre 2020), la chute a atteint pour ce dernier mois de l’année 14,2 %. De relatifs bons résultats, calés sur une année 2019 de haut vol, compte tenu du contexte. Le marché a ainsi beaucoup mieux vécu ce deuxième confinement, alors que durant le premier, les immatriculations s’étaient écroulées de 72 % en mars et de 88,8 % en avril, avant de se redresser durant l’été. Cette résistance a permis, sur l’ensemble de l’année, un recul certes significatif mais tout de même maîtrisé, puisque le marché du VP neuf a perdu un quart de son volume par rapport à 2019 – 25,5 % précisément – soit, en valeur absolue, 564 161 unités de moins par rapport à 2019. Ce sont 1 650 118 VP neufs qui ont trouvé preneur cette année. Il faut remonter à 1975 pour retrouver un niveau aussi faible, puisque même durant les crises des années 1990 ou 2000, le marché n’était jamais tombé en dessous des 1,7 million d'exemplaires.

 

PSA dans la moyenne du marché

Le première groupe automobile en France n’a fait ni mieux ni pire que la moyenne, avec un repli de 25,1 % sur l’ensemble de l’année, soit un volume de 530 606 unités. Les marques ont enregistré des fortunes diverses : DS s’en sort la tête haute, avec une diminution contenue de 17,5 % soit 22 182 unités, tandis que la marque au lion a chuté de 20,5 % soit un peu moins de 302 000 VP, pour une pénétration de 18,3 % contre 17,1 % en 2019. L’année a été globalement plus difficile pour Citroën et Opel, avec, respectivement, des chutes de 30,8 et 34,5 % des immatriculations, à 162 688 et 43 800 unités. Le groupe progresse légèrement en part de marché, passée de 32 à 32,2 % entre 2019 et 2020.

 

Renault fait légèrement mieux que le marché

Renault a fait très légèrement mieux que le marché avec un repli de 24,9 %, soit 412 544 VP écoulés contre 549 283 en 2019. Dans le détail, la marque au losange est celle qui a le mieux tiré son épingle du jeu avec une diminution de 22,7 % soit 314 630 unités et une part de marché passée de 18,4 à 19,1 %. Dacia a en revanche fait pire que la moyenne du marché, avec une chute de 30,1 % et un peu plus de 97 000 immatriculations. Enfin, seules 744 Alpine ont trouvé preneur l’an passé, contre près de 3 200 en 2019, avec, comme conséquence, un repli de 76,5 %. Le groupe s’est octroyé un quart du marché, soit une légère croissance de 0,2 point par rapport à l’année précédente. Ensemble, les deux groupes français ont affiché une part de marché de 57,2 % soit 942 544 immatriculations et un peu plus de 315 000 VP perdus en un an.

 

Tesla en haut du podium

De façon prévisible, Tesla est le constructeur qui s’en sort avec les honneurs. En 2020, il est le seul à avoir pu stabiliser son volume d’immatriculations par rapport à l’année précédente. L’américain a écoulé sur le sol français 7 372 véhicules, soit une légère diminution de 0,9 %. Dans le détail, le plus gros du volume a été réalisé par la Model 3 avec 6 477 unités, suivi des Model X et S avec respectivement 419 et 476 exemplaires ayant trouvé preneur. A noter parmi les autres belles relatives performances, celle de Toyota, dont le recul s’est limité à 11,8 % et près de 30 000 unités, Porsche (-12,5 % et un peu moins de 5 000 VP), ou encore du groupe Hyundai, dont le volume s’est replié de 13,4 % à 73 637 unités, dont 39 052 VP pour Kia (-13,3 %) et 34 585 pour Hyundai (-13,5 %).

 

Smart au plus bas

Pas de surprises non plus ici concernant les pires performances de l’année parmi les marques les plus représentatives du marché. Smart a dévissé de 83,9 % en 2020 avec 1 692 citadines ayant trouvé preneur. Pour rappel, en 2019, qui avait toutefois été un grand cru pour la marque, qui avait alors immatriculé toutes ses versions thermiques, avait atteint 10 500 exemplaires. Autres contre-performances, celles de Jaguar, qui a subi un fort repli de 63,2 % à 1300 unités, ou encore toutes les marques FCA. Tandis que 42 360 Fiat ont été immatriculées, soit une chute de 40,9 %, 6 400 Jeep ont été mises à la route sur le marché français en 2020, soit une diminution de 44,7 %. Alfa Romeo n’a guerre fait mieux avec une baisse de près de 40 % à 2 372 unités.

 

La Peugeot 208 grande gagnante

La deuxième génération de la 208 s’est incontestablement imposée comme la voiture préférée des Français, tous canaux confondus. 92 796 unités ont trouvé preneur, permettant à la compacte de s’octroyer 5,6 % de part de marché. En deuxième position, sa rivale la Clio V, avec 84 031 exemplaires, suivie de la Peugeot 2008 avec près de 67 000 exemplaires. Les C3 III et Captur II complètent le podium avec respectivement 58 547 et 54 597 unités.

 

Les canaux BtoB résistent

La résilience des deux canaux BtoB s’est confirmée tout au long de l’année. Ainsi, le volume de VP immatriculés auprès des sociétés et administrations s’est replié de seulement 15,7 % sur l’ensemble de 2020, soit la meilleure performance, tous canaux confondus. Les immatriculations réalisées auprès des loueurs longue durée ont relativement bien résisté également, en recul de 19,9 %. Ces deux canaux ont respectivement été à l’origine de 254 340 et 194 149 VP mis sur la route, soit 448 489 au global et 27,2 % du marché, un niveau très élevé. Parallèlement, le canal du particulier a fait légèrement mieux que le marché global, avec une baisse de 21,5 % soit 774 450 unités. Ce canal a ainsi pesé pour 46,9 % du total. Les baisses les plus franches sont à constater du côté des canaux tactiques : - 46,7 % pour les loueurs courtes durée, -31 % pour les VD et -33,6 % pour les constructeurs. Ces canaux ont ainsi représenté 414 353 VP au total, soit 25,1 % du total.

 

2020, l’avènement des électrifiés

2020 aura définitivement été l’année de l’électrifié. La preuve avec ces quelques chiffres éloquents : du côté des hybrides, les immatriculations se sont accrues de 58,2 % soit près de 170 000 unités, et une part de marché de 10,2 %. Du côté des hybrides rechargeables, la tendance est démultipliée, avec une explosion de 301,2 % soit 74 590 VP mis à la route et une pénétration de 4,5 %. L’électrique n’a pas été en reste avec une forte progression des immatriculations de 159,4 %, soit un volume proche des 111 000 et une part de marché de 6,7 %. Au total, ces modèles électrifiés représentent 21,4 % du total, un record absolu. Dans le même temps, 2020 à logiquement confirmé le déclin de l’essence, n’ayant plus représenté que 46,9 % du total, à 774 386 exemplaires. La chute du diesel s’est quant à elle stoppée, puisque ce carburant a pesé 30,6 % du total soit 504 200 VP neufs.

 

Record absolu en termes de CO2 moyen

Autre record qui va de pair avec celui des la progression des électrifiés, celui du grammage moyen en CO2 émis par ces VP neufs immatriculés. En décembre, ce niveau s’est limité à 91 g/km de CO2, du jamais vu. Grâce à un grammage moyen en constante et franche diminution depuis mai, en 2020, la moyenne en CO2 des VP neufs immatriculés en France s’établit à 97 g/km contre 111,6 g/km en 2019.

 

Le marché du VUL a bien résisté

L’an passé, le marché de l’utilitaire léger de moins de 3,5 t a affiché un repli de 16,1 % après un bon mois de décembre où les immatriculations ont baissé de seulement 2,3 %. Sur l’ensemble 2020, ce sont ainsi 401 155 exemplaires qui ont été mis à la route. Malgré une chute de 17,6 %, Renault est resté le leader avec ses 121 741 VUL, lui permettant de s’octroyer une part de marché de 30,4 %. La marque au losange est suivie de Peugeot, qui, avec près de 70 700 VUL, soit un volume en diminution de 17,2 %, se targue d’affiche une pénétration de 17,6 %. Citroën arrive en troisième place du podium, au coude à coude, avec 60 936 unités, soit un recul de 17,7 % et une part de marché de 15,2 %.

 

NB : tous les pourcentages sont exprimés par rapport à des données brutes, sauf précision contraire.
 
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