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Essai Seat Leon e-Hybrid : plus que branchée

Les versions électrifiées, mild-hybride et hybride rechargeable, devraient représenter la moitié des ventes de la Seat Leon en 2021.

Essai Seat Leon e-Hybrid : plus que branchée

C’est armé de la quatrième génération de son best-seller, la Leon, que Seat fait sa première incursion dans l’univers de l’hybride rechargeable. Avec, au programme, un modèle convaincant sur les plans esthétique et technologique, mais aussi abordable financièrement.
 
Il y a un an, Seat présentait la quatrième génération d’un pilier de sa gamme : la Leon, modèle écoulé à 2,3 millions d’exemplaires depuis son lancement en 1999. Pour entretenir cette belle dynamique, le constructeur a misé gros, consacrant plus d’un milliard d’euros au développement de cette nouvelle mouture. L’investissement valait visiblement le coup pour cette Leon au design plus percutant, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, aux technologies de conduite perfectionnées, mais surtout riche de nouvelles motorisations. Aux classiques essence et diesel, s’ajoutera en février une version gaz naturel tandis que sont déjà disponibles les déclinaisons mild-hybrid et hybride rechargeable. 
 
 
Avec les synergies à l'oeuvre dans le groupe VW, la Leon e-Hybrid reprend sans surprise l’ensemble déjà éprouvé sur les Volkswagen Golf e-Hybrid, Skoda Octavia iV et Audi A3 40 TFSIe. Le modèle embarque ainsi un bloc essence 1.4 l de 150 ch associé à un moteur électrique de 85 kW, alimenté par une batterie de 13 kWh. Cette dernière autorise une autonomie en tout électrique de 64 km. La recharge demande 3 heures et 40 minutes, précisément, sur une Wallbox de 3,6 kW et un peu plus de 6h avec un chargeur de 2,3 kW. A noter, d’ailleurs, un petit bémol lié à l'arrivée de la batterie : la capacité du coffre passe, entre les versions thermiques et PHEV, de 380 à 270 litres pour cinq portes, tandis que la version break offre 470 litres.
 
 
Silence et dynamisme
 
 
Les 204 ch procurés par l’ensemble sont transférés aux roues avant via une boîte DSG six rapports. Cette Leon e-Hybrid s’impose donc comme la plus puissante de la gamme et offre un couple cumulé de 350 Nm . Pour trouver mieux, il faudra aller chercher du côté de Cupra qui hérite de la version survitaminée de 245 ch. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 7,5 secondes et la vitesse maximale atteint 220 km/h tandis que la consommation homologuée oscille entre 1,1 et 1,3 l/100 km pour des émissions de CO2 de 25 à 30 g/km. Mais toutes ses promesses sont-elles vraiment tenues ? En E-mode, tout électrique, la Leon e-Hybrid offre une conduite bien sûr silencieuse, mais aussi fluide et dynamique, animée par les 116 ch du moteur électrique, largement suffisants pour assurer un agrément appréciable. Sur un trajet mêlant villes et routes départementales, ce sont un peu moins de 50 km qui ont été parcourus en mode zéro émission avant que le moteur thermique ne prenne le relai. De quoi réaliser en toute quiétude une très grosse partie des trajets quotidiens.
 
 
A noter que le mode Brake, bien que non matérialisé physiquement, peut être gérer via le système d’infodivertissement avec à la clé trois intensités de freinage régénératif, dont, le plus puissant, suffisamment bien dosé pour ne pas se révéler inconfortable à l’usage. En mode Hybride, la gestion entre les deux motorisations se fait tout en douceur, la combinaison de ces deux technologies permet de tirer pleinement partis des atouts de cette Leon, qui montre un comportement dynamique et sain, accentué une fois le mode Sport activé. Sur un parcours d’environ 200 km et avec une typologie de routes variée, la compacte a affiché une moyenne de 6 l/100 km, moteur thermique enclenché, une fois les 48 kilomètres en électrique parcourus. Une consommation honorable compte tenu de la puissance du modèle, également alourdi par près de 200 km de technologie (1 614 kg pour la 5 portes et 1 658 kg pour le break).
 
 
Un positionnement prix compétitif
 
 
Autre argument en faveur de cette Leon e-Hybrid : son prix. Proposée uniquement sur les deux plus hautes finitions Xcellence et FR, la compacte parvient pourtant à afficher des tarifs compétitifs par rapport à la concurrence, dont celle la plus directe, interne, et ce, sans lésiner sur les équipements. L’entrée de gamme est certes légèrement plus chère que Skoda, à 34 950 euros (1 500 euros de plus pour la version break), mais bien plus abordable que chez Volkswagen et Audi, à motorisation et dotations équivalentes. Cette dernière comprend d’ailleurs l’instrumentation numérique 10,25'', l’écran tactile 10" avec navigation, la connectivité Apple CarPlay et Android Auto, le chargeur de smartphone à induction, et, du côté des ADAS, le régulateur et limiteur de vitesse, le freinage d'urgence automatique avec détection des piétons, maintien dans la voie, ou encore l’aide au stationnement avant et arrière. 
 
 
Seat se montre ambitieux avec ce nouveau modèle. En effet, les micro-hybride et e-Hybrid devraient représenter une vente sur deux de la compacte, pour un volume, toutes motorisations confondues, qui devrait, en 2021, surpasser celui de l’an passé (5 120 unités).
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