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La Renaulution se précise

La R5 a déjà gouté à l'électricité comme en témoigne ce modèle exposé à Retromobile 2018.

La Renaulution se précise

Avant l'annonce officielle, le jeudi 14 janvier 2021, les contours du plan stratégique de Renault, baptisé Renaulution, se dessinent. Le virage électrique va être amplifié avec le possible retour de modèles cultes comme la R5 en VE, tandis qu'Alpine devrait prendre du corps.

 

Une nouvelle R5 électrique, des plans pour Alpine et des Renault vendues plus cher : le constructeur français doit dévoiler, jeudi 14 janvier 2021, sa feuille de route pour affronter la révolution du secteur automobile. La crise a frappé un groupe qui était déjà en difficulté. La firme au losange a annoncé fin mai 2020 un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans, prévoyant quelques 15 000 suppressions de postes dans le monde, dont 4 600 en France. Après un mariage raté avec FCA, qui a finalement convolé avec PSA, Renault sort également du scandale Carlos Ghosn qui a fait tanguer l'alliance avec Nissan et Mitsubishi. Les alliés tentent depuis de se relancer et prévoient de développer et produire en commun près de 50 % de leurs modèles à horizon 2025.

 

Outre l'Alliance et la chasse aux coûts, le nouveau directeur général Luca De Meo, arrivé en juillet 2020, a déjà annoncé que le groupe allait privilégier "la profitabilité aux volumes", c'est-à-dire vendre moins de voitures mais les vendre plus cher. Une volte-face stratégique, qui fait passer Renault du modèle de Carlos Ghosn à celui de Carlos Tavares chez PSA. Le groupe est désormais structuré autour de quatre marques : le navire amiral Renault, les Dacia à petit prix, les sportives Alpine et la nouvelle marque de mobilité Mobilize.

 

Le retour, en 100 % électrique, de modèles iconiques

 

Pionnier dans l'électrique avec la Zoé, le groupe a multiplié les lancements et annonces ces derniers mois avec la Twingo électrique, la Dacia Spring à batterie qui veut se positionner comme l'offre électrique la moins chère du marché, et une nouvelle Mégane électrique, basée sur la nouvelle plateforme CMF-EV, développée avec Nissan. Le groupe a également dopé en 2020 son offre de véhicules hybrides et hybrides rechargeables E-Tech. Et il a réduit son offre de motorisations : les Diesel ont déjà disparu chez la très populaire Dacia Sandero.

 

Pour marquer son virage vers le futur, Renault pourrait présenter jeudi une version électrique de la R5, la star des années 1970, mais aussi de la 4L, autre icône de Renault, selon une source au sein de l'entreprise. Luca de Meo devrait également préciser jeudi ses projets pour Alpine, qui regroupe désormais toutes les activités sportives du groupe. Il a d'ailleurs donné, lundi 11 janvier, une nouvelle tête à la marque : Laurent Rossi, ex-directeur de la stratégie du groupe, a remplacé Cyril Abiteboul, figure de Renault en Formule 1. Selon la même source au sein du groupe, il pourrait y avoir trois modèles Alpine : "la remplaçante de la 110 actuelle, un modèle un peu SUV" et une Mégane estampillée Alpine qui remplacerait la Mégane RS. Dans tous les cas, une redéfinition des gammes sera à l'oeuvre notamment pour celle de Renault où les monospaces devraient laisser la place à plus de SUV.

 

CCES et CA convoqués la veille de l'annonce du plan

 

"La seule information qu'on a, c'est qu'il (Luca De Meo) souhaite lancer un petit véhicule qu'on pourrait fabriquer en France", souligne Jean-François Pibouleau de la CGT. "Pour nous, ce qui est important, c'est l'emploi, et que Renault sorte de la salle des urgences", explique Mariette Rih, de FO. Le nouveau directeur général de Renault a déjà cherché à rassurer sur l'avenir de l'usine historique de Flins (78) qui, quand elle cessera de fabriquer des véhicules neufs en 2024, se consacrera au reconditionnement de VO, au recyclage de véhicules hors d'usage, à la réparation et la réutilisation de batteries.

 

Un comité central social et économique (CCSE), puis un conseil d'administration (CA), sont convoqués mercredi 13 janvier au soir, à la veille de la présentation du plan, selon plusieurs sources syndicales. En pleine crise du Covid, les dispositifs d'activité partielle ont été maintenus sur certains sites. "Les gens sont débordés de travail, ce qui est plutôt bon signe, mais sur quatre jours" au lieu de cinq, explique le représentant CGT. Au technocentre de Guyancourt (78), "la charge de travail est énorme", explique Franck Daoût, délégué CFDT. "Il y a danger, ça commence à être tendu". (avec AFP)

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