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Le marché du véhicule industriel évite la sortie de route

Le niveau de marché attendu pour 2020, qui inclut la baisse conjoncturelle attendue avant l’irruption du Covid-19, marque finalement un recul bien contenu pour le VI.

Le marché du véhicule industriel évite la sortie de route

Avec une baisse globale de ses ventes de 25 %, le marché du véhicule industriel a sauvé les meubles en 2020. Alors que l’incertitude plane toujours sur ces prochains mois, l’Observatoire du véhicule industriel (OVI) table sur une progression de 1 % en 2021.

 

Sévèrement touché par la crise du Covid-19 en 2020, en particulier lors du premier semestre, le marché de la distribution de VI affiche un résultat honorable dans ce contexte si particulier. C’est du moins le bilan dressé par l’Observatoire du véhicule industriel (OVI) de BNP Paribas Rental Solutions qui vient de livrer son rapport annuel.

 

Le recul des immatriculations sur les 12 derniers mois est ainsi de 24,6 %. Un repli modéré compte tenu de la crise économique et du niveau très élevé des ventes ces dernières années. "C’est un moindre mal, confirme Jean-Michel Mercier, directeur de l’OVI. L’exercice s’est bien terminé grâce à un effet de rattrapage à l’issue du premier confinement." Le total des immatriculations s’élève à 41 632 unités sur douze mois glissants à fin novembre, ce qui le situe au niveau des immatriculations enregistrées en 2015, mais en dessous de la moyenne des 20 dernières années, à 48 000 immatriculations annuelles.

 

Les tracteurs dans le rouge

 

Dans le détail, ce sont les tracteurs qui ont le plus souffert de ce repli des immatriculations avec un décrochage de 33 % à 18 626 unités. De leur côté, les porteurs ne reculent que de 14,6 % sur les onze derniers mois avec 19 094 immatriculations. "Les porteurs ont mieux résisté grâce à la capacité des carrossiers constructeurs à livrer leurs commandes de 2019 et de début 2020. Les mesures de soutien économique mises en place par l’Etat ont également eu un effet bénéfique sur ce segment", observe Jean-Michel Mercier.

 

Autre performance notable : le repli contenu des remorques et semi-remorques dont les immatriculations n’ont perdu que 20 % à 23 330 unités. "Pour la première fois depuis très longtemps, nous avons assisté à une inversion des courbes entre tracteurs et remorques", ajoute le directeur de l’OVI. Dernier élément de satisfaction : le VUL qui résiste mieux que le marché avec un recul de 15 %.

 

Le VO limite la casse

 

Dans les réseaux, l’OVI met en lumière la réactivité des professionnels de la distribution qui se sont organisés dès le début de la crise afin de répondre aux besoins de leurs clients. L’année 2020 se termine ainsi sur une baisse de 24 % des commandes de tracteurs et de 15 % des porteurs chez les concessionnaires. Dans ce contexte compliqué pour le neuf, les ventes de tracteurs d’occasion ont fait preuve de résilience, à -12 %. "Le marché du VO s’est bien tenu et a servi de réservoir d’attente, au moment où les constructions de châssis et de carrosseries avaient dû être stoppées", analyse l’OVI. En revanche, l’exercice 2020 a été plus compliqué pour les ateliers qui ont été affectés par la sous-activité des professionnels du transport.

 

Une légère progression attendue en 2021

 

A l’issue de cet exercice en demi-teinte, et alors que les incertitudes entourant les perspectives économiques restent fortes, l’OVI estime que la prudence est de mise en matière de prévisions. D’autant que les marchés sous-jacents au marché VI, BTP et TRM, devraient voir leur activité chuter d’un niveau sensiblement identique au PIB en 2020, soit environ 10 %, ce qui représente un impact considérable dont on ne peut encore mesurer les effets à moyen, voire long terme.

 

Dans cet environnement, l’Observatoire table donc sur une progression des immatriculations de 2 % pour les tracteurs (à 21 300 unités) et un maintien des ventes de porteurs (20 700), soit un marché 2021 à +1 %.

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